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Moderniser le Département
Le département est, avec les communes,
la plus ancienne collectivité de la
République, créée en 1790.
Il est encore aujourd'hui le grand héritier
des lois de décentralisation de1982 et 1983,
avec la suppression de la tutelle de l'Etat et le
transfert d'un plus grand nombre de
compétences avec leurs ressources
compensatoires. L'Etat y demeure néanmoins
très présent puisque le territoire
départemental est toujours l'espace
privilégié de son intervention
déconcentrée.
Sa vocation centrale est celle de toutes les
solidarités, solidarités sociales
mais aussi solidarités territoriales
(infrastructures de transport
) et
financières avec les communes et les
intercommunalités.
* Les solidarités sociales
s'expriment au quotidien avec l'aide sociale
(familles, enfance
), les aides aux personnes
âgées (hébergement, maintient
à domicile,APA
), les adultes
handicapés (hébergement,
accompagnement
), les personnes en situation
d'exclusion (RMI, RMA
). S'ajoute
également les actions menées dans le
domaine de l'éducation (gestion des
collèges
) où s'y expriment des
objectifs de démocratisation et de
citoyenneté. Certaines de ces
compétences sont ainsi devenues des actions
d'intérêt national, garantissant
l'accès de tous aux droits fondamentaux.
* La solidarité entre les territoires
prend toute sa mesure avec les aides aux communes -
notamment rurales - et aux
intercommunalités, avec l'élaboration
de plans et schéma départementaux de
tous ordres (environnement, déchets, gens du
voyage, lecture publique
), sans oublier bien
entendu les programmes d'infrastructure
routière qui, aux cotés de l'action
sociale, sont la marque la plus palpable des
interventions départementales.
Dans cette perspective, la politique des Pays doit
être un des outils pour construire une
relation rural-urbain harmonieuse. Le
développement local à travers ses
territoires doit s'affranchir des frontières
et des clivages politiques.
C'est ce conseil général là
qui est paradoxalement mis en danger au regard du
projet de décentralisation du Gouvernement.
Si ce projet reconnaît, avec de nouveaux
transferts de compétences, le rôle
central des départements dans une France
décentralisée, le poids de ces
transferts envisagés, doublés d'un
désengagement de l'Etat (APA, faiblesse des
ressources compensatoires, risques de
l'expérimentation, transfert du RMI-RMA, des
routes nationales
), risquent de venir
étouffer les dynamiques qui s'y expriment et
de mettre en péril les finances
départementales et de conduire à une
augmentation de la fiscalité.
Ce sont alors les Aveyronnais qui devront payer
pour leur solidarité, leur service public,
leur désenclavement
et non plus une
solidarité nationale. La mise en place d'une
péréquation entre département
riches et départements pauvres est une des
solutions à cette perspective. Toutefois,
sur certains domaines, comme les routes nationales
ou encore les grands services publics, une
péréquation ne suffit pas. La
richesse nationale, voir européenne, doit
jouer.
Agriculture
Soutenir l'activité principale de notre
département.
La politique du conseil général peut
se résumer en trois pôles :
* Une aide à l'investissement (installation
des jeunes agriculteurs, travaux
d'amélioration foncière, mise aux
normes des bâtiments d'élevage,
aménagement foncier
)
* Un appui aux organismes et structures concourant
à l'agriculture (subventions aux
associations et organismes professionnels, aide
à la promotion de l'agriculture
aveyronnaise, prime aux éleveurs de chevaux,
verger conservatoire
départemental
)
* Gestion du laboratoire départemental
d'analyse vétérinaire.
L'ensemble de ces actions est crédité
d'un budget de 1 437 083 euros (9.5 MF)
Nouvelles compétences
Dans le cadre de la décentralisation, l'Etat
transfère les compétences aux
départements pour les TOS (personnels de
service des collèges) et la gestion des
fonds de solidarité pour le logement et son
extension aux aides pour les impayés d'eau,
énergie et
téléphone...
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